Après le tremblement de terre du 12 janvier, plus de 4000 prisonniers ont pu s’échapper des prisons. Parmi ceux-ci, de nombreux ancien soldats ou des chefs de gangs à Cité Soleil. Ces évadés ne parviennent pas à s’imposer à la population comme dans les années 2005-2007 : plusieurs sont trahi, certains sont tué par la population, la majorité se cache à la campagne ou à Cité Soleil. En plus, une nouvelle génération de gangs, en absence des « anciens », a pris l’espace disponible, ce qui a créé certains tensions, frustrations. Ceci, ajouté à un manque de leadership chez ceux qui réclament le pouvoir ou le contrôle (manque de moyens/charisme/support externe?), fait que le niveau de « contrôle» dans une grande partie des quartiers est floue ou quasiment absent.
Par conséquence, avec des gangs moins organisé et avec une recherche des évadés et criminels active par le PNH et le Minustah (avec support d’un « hotline »), le taux de violence entre les gangs ou entre les gangs et le Minustah reste très bas. La criminalité concerne surtout le contrôle de certains territoires en vue de faire prospérer certains business comme le racket, le détournement d’aide humanitaire, etc. Ainsi, il existe une violence à caractère principalement économique, et peu ou pas politique. En d’autres termes il s’agit plus de délinquance que d’autre chose.
Néanmoins, Cité Soleil reste un endroit volatile où un suivi actif des dynamiques des gangs est crucial pour une bonne gestion/anticipation sécuritaire. Avec la présence de la PNH au sein du quartier et leur recherche active des évadés (supporté par le Minustah), la perception de MSF comme acteur médical impartial et neutre dans la population, la PNH et les gangs est un conditio sine qua non pour la sécurité des équipes.
Conditions de vie:
Un couvre-feu oblige les expatriés à entrer et sortir de Cité Soleil en convoi et à des heures bien précises :
En dehors des heures de travail, les mouvements sont limités mais de nouveaux possibles jusqu’à 23H00
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire