Médecin Sans Frontières Belgique - Mission Haïti - Projet Chirurgie Urgence - Cité Soleil Choscal

Médecin Sans Frontières Belgique - Mission Haïti - Projet Chirurgie Urgence - Cité Soleil Choscal

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Pour ceux qui prennent connaissance de mon blog maintenant, je vous recommande de le lire dans l'ordre chronologique, c'est à dire de commencer par les messages publiés à la fin du mois de mai.

Hôpital Choscal Cité-Soleil

Hôpital Choscal Cité-Soleil
Un des 5 projets MSF sur Port au Prince géré par MSF Belgique (il y a des projets MSF France, MSF Suisse, MSF Hollande, MSF Espagne)

Salle d'Opération - Choscal - Cité Soleil

Salle d'Opération - Choscal - Cité Soleil
A droite notre chirurgien russe, Yaroslav, et à gauche une infirmière qui l'assiste, mais elle n'a pas la formation technique pour l'instrumenter. Sur cette prise de vue tout à l'air assez standard et "propre", ce qui est très rassurant, mais la vue d'ensemble est nettement moins rassurante et bien plus déroutante.

vendredi 28 mai 2010

Contexte actuel






Après le tremblement de terre du 12 janvier, plus de 4000 prisonniers ont pu s’échapper des prisons. Parmi ceux-ci, de nombreux ancien soldats ou des chefs de gangs à Cité Soleil. Ces évadés ne parviennent pas à s’imposer à la population comme dans les années 2005-2007 : plusieurs sont trahi, certains sont tué par la population, la majorité se cache à la campagne ou à Cité Soleil. En plus, une nouvelle génération de gangs, en absence des « anciens », a pris l’espace disponible, ce qui a créé certains tensions, frustrations. Ceci, ajouté à un manque de leadership chez ceux qui réclament le pouvoir ou le contrôle (manque de moyens/charisme/support externe?), fait que le niveau de « contrôle» dans une grande partie des quartiers est floue ou quasiment absent.

Par conséquence, avec des gangs moins organisé et avec une recherche des évadés et criminels active par le PNH et le Minustah (avec support d’un « hotline »), le taux de violence entre les gangs ou entre les gangs et le Minustah reste très bas. La criminalité concerne surtout le contrôle de certains territoires en vue de faire prospérer certains business comme le racket, le détournement d’aide humanitaire, etc. Ainsi, il existe une violence à caractère principalement économique, et peu ou pas politique. En d’autres termes il s’agit plus de délinquance que d’autre chose.  

Néanmoins, Cité Soleil reste un endroit volatile où un suivi actif des dynamiques des gangs est crucial pour une bonne gestion/anticipation sécuritaire. Avec la présence de la PNH au sein du quartier et leur recherche active des évadés (supporté par le Minustah), la perception de MSF comme acteur médical impartial et neutre dans la population, la PNH et les gangs est un conditio sine qua non pour la sécurité des équipes.

Conditions de vie:

Un couvre-feu oblige les expatriés à entrer et sortir de Cité Soleil en convoi et à des heures bien précises :

En dehors des heures de travail, les mouvements sont limités mais de nouveaux possibles jusqu’à 23H00

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Maisons détruites

Maisons détruites
La Cathédrale de Port au Prince en ruines

Cité Soleil, le bidon-ville maudit

Cité Soleil, le bidon-ville maudit
un des abords de Cité-Soleil, vu depuis une des seule route "carrossable". Tout le reste est un dédale et un labyrinthe de "ruelles" très étroites dans lesquelles il n'est pas possible de circuler en voiture, et circuler à pied pour un blanc, correspond à un suicide... il y a 99 % de se faire agresser, dévaliser, kidnapper ou tuer. Même en pleine journée. Il s'agit d'une zone "noire" c'est à dire, accès interdit et danger maximum. Même l'armée des casques bleus ne s'y aventure pas... cette photo a été prise aux alentours de l'hôpital de Choscal.

Haïti juin 2010

Haïti juin 2010
un camp de tentes (pas d'ombre, pas d'eau, pas de douches, pas de toilettes, pas d'électricité): les tentes se déchirent à cause du soleil et du vent, et les brèches sont "colmatées" avec des bâches en plastique. Température la journée: entre 30 et 40 degrés. Une famille par tente.